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Le Guide Du Cool

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Le “Bad Beard Day”: Analyse d’une tragédie pileuse

Publié par LGDC sur 21 Décembre 2014, 22:13pm

Catégories : #Barbe, #Mode, #LOL, #hygiène, #bienêtre

Ca y est, tu es parvenu à un stade de ta vie où tes cellules et ton métabolisme te permettent de te faire pousser une barbe. Pas un duvet blond sur tes joues de poupon, pas non plus une barbe de trois jours que ton patron t’a gentiment laissé porter au bureau, non, une beubar de ouf, comme on en voit sur les sites pour hipsters et sur les catalogues de pêche au harpon.

Tu as connu ton heure de gloire pileuse, l’admiration de tes pairs masculins et l’interêt de la gente féminine. On t’as demandé plus de cent fois combien de temps il faut pour faire pousser cette somptueuse toison, et tu as répondu, cent fois, l’air détaché et parfaitement suffisant:

“ Oh oui, tu sais, ça demande juste un peu d’entretien.”

La vérité, c’est que le temps passé à “entretenir” cette barbe a consisté à cinq minutes par semaine, shampooing non compris, et que ton seul mérite est d’avoir su profiter de cet atout génétique en te moquant silencieusement de tes camarades qui t’ont parfois dit:

“Moi aussi j’aimerai bien avoir de la barbe.”

En caressant tristement leur menton lisse comme le cul d’un nouveau-né.

Hélas mon ami, passé un certain temps, tu comprendras dans la détresse que Mère Nature est une maitresse exigeante.

Un jour, sans crier gare, dans le froid glacial d’un matin de décembre, il sera là

 

Le Bad Beard Day!!!

 

Revenons un peu en arrière. Au collège, tu passais beaucoup de temps à te moquer de tes copines qui se maquillaient et se coiffaient pendant des heures. Ces copines sont devenues des petites amies, et tu te foutais encore d’elles lorsqu’elles déclaraient “qu’elles ne pouvaient pas sortir avec des cheveux pareils.”

Un Bad Beard Day, c’est un peu la même, en plus macho. On vous propose une petite classification de ce mal être moderne, à peu prés aussi dramatique qu’un smartphone qui se décharge en deux heures:

 

  1. Le Bad Beard Day: tout à l’égoût

Un scoop: passée une certaine longueur, la barbe pue. A moins d’être étudiant ingénieur ou bassiste de grindcore, on passe trés peu de temps dans sa vie à se couvrir les cheveux de bière, sauces ketchup, fumée de clope et autres substances ingurgitées la veille. Votre barbe, elle, se souviendra de tout.

L’odeur qui s’en dégage, c’est pas forcement la mort. Ca fait juste sale, trés sale et ca rappelle sans nostalgie le temps où se réveiller bourré sur le canapé d’un inconnu était une forme de découverte sociale.

L’attitude à adopter est la discrétion. On n’embrasse personne, on va se rincer la barbe aux toilettes à disposition, mais l’odeur restera, à portée de votre moustache. Bienvenue dans l’enfer capillaire.

 

2) Le bad beard day “C’est la mode en Afghanistan”

 

Ma barbe est à l’image de ma personnalité: fière, indomptable et incorruptible tant que l’on ne me parle pas de “pinte gratos” ni de congés payés.

Je me fais pousser cette barbe depuis le mois de mai et on est passé par plusieurs époques. Sosie d’une star américaine obèse, jardins à la française, à l’anglaise aussi: la barbe possède une vie en soi, une vie dont vous avez perdu le contrôle définitivement passé les premiers centimètres.

Le scénario, c’est de se réveiller un matin avec l’impression d’avoir un balai à brosse à la place d’un système pileux. Les poils sont longs, filasses, et se regroupent sur votre menton selon leur bon plaisir.

                                        

 

Grigori Raspoutine: un bad beard day érigé en art de vivre

 

Vous êtes hirsute comme un SDF - et même si on s’approche du look recherché - cela vous indispose. Une collègue vous fait remarquer “qu’elle devient un peu longue” et vous vous sentez mal d’un coup.

La solution, c’est le peigne. Si vous êtes habituellement peu soucieux de votre hygiène, empruntez celui de votre soeur/mère/copine de fac/épouse. Vous pouvez également penser à investir dans cet objet pour vous évitez des journées difficiles.

 

3) Le Bad Beard Day “Il te reste un peu de mayo sur la gueule”

 

On l’a vu, il y a une frontière tenue entre la “barbe sexy “ et la “taliban/père Noel”.

Les premières difficultés pour manger comme un être civilisé apparaissent dès les deux premiers centimètres. Les plats en sauce, les hamburgers, et tout ce qui constitue l’alimentation de l’homme moderne vous conduiront au supplice les beaux jours, à la dégradation sociale dans les cas les plus dramatiques.

 

Attention, la tragédie guette souvent le fin gourmet

 

Dans une crise de “Bad Beard Day”, l’individu touché est saisi par l’impression que tout le monde le trouve sale et répugnant. Manger en face de quelqu’un devient un délire paranoiaque et égocentrique. On se sent constamment scruté par une personne capable de dégueuler son steak au moindre faux-pas.

La solution. On encourage à fond l’usage de la serviette en papier. C’est le seul rempart contre la barbarie et les déjeuners embarrassants.

 

4) La “plus petite que la tienne”

 

Une précision avec la fameuse “solidarité entre barbus”. Ce mythe social n’existe pas ou presque. Vous avez déjà entendu quelque part que quand un barbu en croise un autre, une acceptation primitive se créé et que l’on s’échange nos numéros pour un éventuel “plan pêche” dans un week end pluvieux.

Rien n’est plus faux. Quand on croise un autre barbu, le premier reflexe est de juger instanement l’attribut pileux de l’autre. Sans merci, avec une froideur qui rappelle un peu les filles jalouses d’un sac à main Mikael Korrs.

Le pire dans ce cas est de tomber sur un type qui, non content de vous lattez de deux longueurs, possède une barbe sans trou, plus unie que la votre. Il a l’air d’un putain de viking et vous, d’un fermier de l’ardèche.

La solution? On restera fair-play en lui adressant un signe respectueux de la tête, et on quittera la pièce pour mourir de honte, de jalousie et de chagrin.

 

5) La Edouard aux Mains de plombs

 

La vie trépidante de l’homme moderne ne l’autorise pas toujours à passer des heures dans sa salle de bain. Certes, le port d’une barbe outrageusement longue demande un peu d’entretien, mais dans ce domaine, le plus est l’ennemi du bien, comme le disent les patrons de multinationales.

Tous les lecteurs du “Guide Du Cool” n’ayant pas un CAP d’esthéticienne, on conviendra qu’il est ardu se tailler la barbe soi-même. Si on est comme l’auteur de ces lignes, gaucher et atteint d’un trouble neurologique tout naze qu’on appelle “la maxi tremblote”, on peut glisser rapidement dans le flou artistique.

De nombreuses fois j’ai charcuté ma méchante beubar sans m’en rendre compte, en pensant qu’un look d’héros de la guerre civile m’irait bien. Làs, un coup de ciseaux mal placé, un rasoir capricieux ou un mauvais angle de miroir peuvent précipiter votre ruine.

La bonne nouvelle, c’est que la barbe, contrairement à votre dignité perdue, peut repousser rapidement. Les nuits sont suivies par des jours, comme dirait mon collègue de bureau, philosophe, mais imberbe.

 

Le Guide Du Cool n’est pas assez cool pour ne pas vous souhaiter un Joyeux Noel et de Bonnes fêtes de fin d’année.!!!!!

 

On a passé une année formidable en essayant de vous arrachez deux trois sourires en parlant des vrais sujets de socièté ( Le saucisson et les bars qui ferment, notamment).

 

Gardez l’assurance que ce blog foutraque et mal designé restera aussi bien entretenu que la barbe de son auteur.

 

Gros Bisou

 

LGDC

Crédit Photo: Bored Panda




 

Le “Bad Beard Day”: Analyse d’une tragédie pileuse

Commenter cet article

coiffeur barbier bordeaux 01/12/2016 13:41

Très bon article !! =)

serrurerie paris 13 01/02/2015 07:04

J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter.
Cordialement

plombier paris 29/12/2014 08:59

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Cordialement

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